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EN DIRECT - Procès de Rachida Dati pour corruption : "Je ne vais pas me laisser attaquer sur ma vie privée", s'emporte l'ancienne ministre

Le procès de Rachida Dati et Carlos Ghosn pour corruption se poursuit ce jeudi 24 septembre à Paris. L'ex-ministre est interrogée par les parties civiles.

Rachida Dati est jugée pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire Renault-Nissan

Crédit : AFP

Thomas Prouteau & La rédaction numérique de RTL

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Les 3 infos à retenir
  • Le retentissant procès de Rachida Dati se poursuit ce jeudi à Paris, en l'absence de son coprévenu et ex-PDG de Renault Carlos Ghosn, jugés pour des soupçons de corruption et trafic d'influence liés aux 900.000 euros perçus du constructeur automobile lorsque l'élue était eurodéputée. 
  • La tension est rapidement montée d'un cran entre Rachida Dati et l'un des avocats de Renault. "Je sais que vous voulez réduire mon travail d'avocat à rien, on prend le thé entre Arabes et puis voilà. Je sais lire je sais écrire, je suis avocate et je suis française"
  • Le PNF l'accuse d'avoir, sous couvert d'une convention d'honoraires avec Renault-Nissan pour 300.000 euros par an, réalisé un travail qui n'était pas celui d'une avocate mais illégalement fait du lobbying au Parlement européen pour le compte du constructeur automobile entre octobre 2009 et février 2013. Rachida Dati nie fermement. 
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"Comment avez-vous constitué cette fortune ?"

"Comment avez-vous constitué cette fortune ?", demande la présidente. "J'ai eu plusieurs travails en même temps avant d'être magistrate, directrice financière, auditrice, contrôleuse de gestion, c'est comme cela que j'ai constitué ma fortune".

Le patrimoine de rachida dati décortiqué

Le patrimoine de Rachida Dati est décortiqué. L'élue Les Républicains possède un appartement à Courbevoie acheté en 2007 pour 156.000 euros.

La présidente interroge à présent Rachida Dati

La présidente interroge à présent Rachida Dati sur sa situation actuelle. L'ex-garde des Sceaux indique vivre avec sa fille âgée de 18 ans dans un appartement de location. Elle cumule des revenus de maire du VIIe arrondissement de Paris, pour environ 3.600 euros, et de conseillère métropolitaine pour 968 euros. Jusqu'en mai dernier, elle percevait "environ 5.000" euros comme ministre de la Culture.

les débats reprennent

Place aux questions des avocats de Rachida Dati. Me Olivier Pardo demande à sa cliente comment elle ressent les questionnements sur son travail d'avocate. Rachida Dati se fend d'une nouvelle tirade indignée sur le fait qu'on s'en prenne à ses compétences, son passé, sa vie personnelle.

la séance est suspendue

La reprise est prévue pour 14h30

"Quel est le rapport avec le dossier ?"

Me Witt conclue avec deux questions sur les relations de Carlos Ghosn et Rachida Dati avant 2009. "Quel est le rapport avec le dossier ?", répond Rachida Dati. Me Witt : "C'est la raison même pour laquelle nous sommes ici."

Les "j'ai déjà répondu" s'enchaînent

Nouvelle question de Me Witt sur les premiers pas de Rachida Dati comme avocate : "Moi je ne vous demande pas comment vous avez eu vos diplômes, je ne vous demande pas comment vous êtes devenue avocate, ça commence à bien faire !" Les "j'ai déjà répondu" s'enchaînent désormais.

Rachida Dati n'entend plus répondre : "J'ai déjà répondu"

On revient à 2009 quand Rachida Dati fait le "choix" de ne plus être garde des Sceaux. Me Witt : "Devenir députée européenne c'était un "choix ausi ?". Rachida Dati toujours glaciale : "Je suis une femme libre, je fais ce que je veux". 

Me Witt revient à la charge : "Vous avez déclaré qu'au parlement européen vous aviez eu une vraie respiration, des relations bienveillantes. Vous avez ensuite dit à l'audience que vous étiez très peu présente au parlement européen, pourquoi ne vous êtes pas plus investi". Rachida Dati n'entend plus répondre : "J'ai déjà répondu".

Nouvelle question de Me Witt. Nouvelle esquive : "J'ai déjà répondu".

La présidente demande à Me Witt de raccourcir ses questions.

la comparaison avec corinne lepage

Me Josserand-Schmidt évoque Corinne Lepage, ancienne députée européenne, et avocate spécialisée notamment dans le domaine de l'environnement, attaquée par la défense de Rachida Dati mercredi, car rapporteure de la commission environnement à l'époque. Corinne Lepage a envoyé une lettre pour expliquer qu'elle avait fait toutes les démarches nécessaires pour ne pas se retrouver en situation de conflit d'intérêt. 

"J"ai fait les mêmes", répond Rachida Dati. Et enchaîne : "Corinne Lepage avait un cabinet spécialisé dans l'environnement et elle avait plusieurs responsablités sur l'environnement au Parlement européen. Est-ce qu'elle s'est déportée ? Est-ce qu'elle n'était pas en situation de conflit ? Personne ne l'a jamais interrogée sur ça. Je sais bien elle était membre de Transparency, il faudrait que je m'inscrive aussi à ce genre de syndicat, c'est pratique on est automatiquement honnête".

La réponse cinglante de Rachida dati

Aux sujets des assistants parlementaires de Rachida Dati au Parlement européen entre 2009 et 2012, l'avocate d'Anticor s'étonne cette fois que la députée ne les ait pas informés de son travail pour Renault Nissan "alors que cela pouvait être important pour eux de savoir comment ne pas vous mettre en situation de conflit d'intérêt par rapport à votre mandat". 

Réponse cinglante de Rachida Dati : "Je sais très bien me défaire des conflits intérêts toute seule, pas besoin d'en parler à mes assistants."

Une note projetée dans la salle

C'est désormais à Claire Josserand-Schmidt, l'avocate d'Anticor, d'interroger Rachida Dati. Une note à l'attention de Carlos Ghosn de juillet 2012 est projetée dans la salle, note au sujet des débats alors en cours dans l'Unon européenne sur le déploiement des bornes de recharge électrique. 

Rachida Dati liste alors à Carlos Ghosn plusieurs possibilités pour intervenir à la Commission européenne, et met en premier la "question écrite". Me Josserand-Schmidt s'étonne : "Pourquoi nous dire depuis le début du procès que les questions écrites n'ont aucun intérêt et la conseiller en premier à Carlos Ghosn ?"

Réponse de Rachida Dati : "Je n'ai jamais dit 'sans intérêt' mais 'sans effet' juridique ou autre, c'est très différent".

Rachida Dati égraine les noms des personnes qu'elle a rencontrées

Dernière réponse de Rachida Dati aux avocats de Renault, l'accusée égraine les noms des personnes qu'elle a rencontrées au sein de Renault, au Maroc et ailleurs, et dont plusieurs n'ont pas été retenues, et qui toute atteste de missions : "Au Maroc, en Iran, en Turquie... C'est important quand même".

"pourquoi il n'y a pas un seul écrit (...) qui vienne attester de votre travail ?"

Me Haeri conclut son interrogatoire en portant une dernière fois le fer : "Ces sujets sont très techniques, on cherche ici à comprendre pourquoi il n'y a pas un seul écrit qui témoigne de vos reflexions à ce sujet, un seul échange, un seul témoignage qui vienne attester de votre travail ? C'est toute la question".

une absence d'écritures

Interrogée à présent sur l'ambition écologique de l'usine, qui là encore, avait été actée dès 2008 d'après l'avocat de Renault, et sur l'absence d'écritures à ce sujet, Rachida Dati rétorque : "Ca se saurait si c'est moi qui avait crée l'usine".

le détail des rendez-vous avec le conseiller du roi

Rachida Dati : "À l'été 2009, il y a un nouveau décret royal qui parle de créer des filières industrielles nationales, dont la filière automobile". 

L'ancienne garde des Sceaux explique que parmi ses rendez-vous il y a le conseiller du roi chargé de développer la filière automobile. Et qu'une problématique apparait entre 2009 et 2011 pour faire du centre de formation Renault un centre national, pour tous les Marocains, ce qui a fini - selon elle - par être le cas. Me Haeri ne relance pas.

un centre de formation au maroc

L'avocat de Renault interroge maintenant Rachida Dati sur le projet d'implantation d'un centre de formation au Maroc, dont elle affirme qu'elle a contribué à élargir à une clientèle plus large et à finaliser. 

Me Haeri : "Comment expliquez-vous que le centre de formation ait été acté dès 2008 dans l'accord royal signé au départ ?"

rachida dati à l'avocat de renault : "vous avez un compte à régler avec moi"

Sans crier gare Rachida Dati, s'en prend l'avocat : "Vous m'avez visée, moi et ma fille, par une série de tweets racistes et sexistes il y a trois ans, je pense que vous avez un compte à régler avec moi".

Kami Heari se défend "d'un tweet humoristique" à l'époque, sans lien avec le travail de toute l'équipe juridique de Renault qu'il incarne et regrette que Rachida Dati "cherche à personnaliser les débats".

la séance reprend

L'avocat de Renault en vient au Maroc. Me Haeri : "D'après ma compréhension, lorsque vous arrivez sur le dossier Maroc, l'accord de financement est déjà signé, votre mission est de veiller à la bonne mise en place de l'accord ?" 

Rachida Dati répond : "Il y avait un accord mais le financement n'était pas versé, c'est cela que je devais suivre".

"Qu'est-ce qui explique que ce problème n'a pas été listé dans vos missions dès le départ", attaque Me Kami Haeri.

la Réponse virulente de Rachida Dati

Me Haeri revient sur les sanctions en 2010 : "Il n'y avait pas de sanctions qui visaient à l'époque l'industrie automobile française en Iran". Réponse virulente de Rachida Dati : "Alors pour vous tout va bien dans le meilleur des mondes ! En 2003 déjà Louis Schweitzer...". L'avocat coupe : "Ah si je touchais un euro à chaque fois que vous citez Louis Schweitzer (ancien patron de Renault, ndlr)..."


La président intervient : "On va suspendre, on va arrêter ces échanges stériles. Chacun d'entre vous va retrouver son calme, et on reprendra".

Des "rendez-vous" avec les Gardiens de la Révolution ?

L'avocat évoque désormais les "rendez-vous" qu'elle a pu avoir avec les Gardiens de la Révolution. "Avez-vous vérifié que vos interlocuteurs n'étaient pas sur la liste des membres d'un mouvement terroriste", alors qu'ils étaient sous sanction des États-Unis depuis 2007 ? 

Réponse confuse de Rachida Dati. Me Haeri enchaîne : "Aviez-vous un mandat en bonne et due forme pour négocier avec les Gardiens de la Révolution ?". "Non, c'était l'ambassadeur qui faisait "intermédiaire", répond-elle.

L'Élysée contacté par rachida dati

Nouvelle question : "Avez-vous cherché à contacter Bercy ou d'autres autorités alors que les relations étaient exécrables avec l'Iran et que vous risquiez d'interférer avec d'autres négociations en cours ?".

Rachida Dati assure avoir contacté un conseiller à l'Élysée et le "patron de la DGSE".

Rachida Dati s'emporte à nouveau : "je ne suis pas la fée clochette !"

L'avocat de Renault reprend, plus technique, après avoir rappelé que le montant des invetissements s'élevait à 450 millions d'euros : "Pouvez-vous nous dire si vous avez relevé votre plafond d'assurance auprès du barreau de Paris, pour un tel enjeu financier, alors que vous vous présedntez en sauveur de dernier recours ?"

Nouvel emportement de Rachida Dati : "Ce n'est pas comme ça que ça marche, c'est un travail collectif, je ne suis pas la fée clochette ! Je ne faisais pas de fusion-acquisition, pas besoin de relever le plafond".

"une attestation de ouï dire"

La présidente cite l'interrogatoire de Patrice Pelata, ancien DG de Renault qui a quitté l'entreprise en 2011, après l'affaire des faux espions. Le cadre supérieur a produit une attestation estimant "tout à fait" que Rachida Dati a travaillé pour Renault après une conversation avec elle au Salon de l'Automobile, sans jamais avoir eu connaissance du détail de ce qu'elle a réellement fait. "C'est un peu une attestation de ouï dire", note la présidente.

Passe d'armes entre Rachida Dati et Me Haeri

Rachida Dati se fait plus précise sur le risque de spoliation par l'Iran qui existait alors et le risque de fermeture de sites de Renault par des militaires iraniens. "Je suis obligé de vous contredire", lance Me Haeri. "Il n'y avait qu'un atelier qui appartenait en propre à Renault, le reste appartenait à l'Iran, ils n'allaient pas se spolier eux-mêmes !"

Confusion dans la salle

D'après l'avocat, la seule mention au dossier est une seule sanction, de juin 2010. Or d'après Me Haeri, le texte ne contient absolument rien qui concerne le secteur automobile. "Si, vous ne savez pas comment ça marche" rétorque Rachida Dati, "si je sais", répond-il. La présidente intervient : "On ne va pas refaire toute l'histoire des sanctions"

Me Haeri attaque : "Il n'y a rien au dossier, rien"

C'est à présent Kami Haeri, deuxième avocat de Renault, qui questionne Rachida Dati. Première question de l'avocat : "Pouvez-vous nous dire quel a été l'impact précis des nouvelles sanctions contre l'Iran sur Renault ?". Rachida Dati décrit de manière générale le parquet de sanction de "juin 2010". 


Me Haeri demande qu'elle soit "plus précise" sur l"impact.

Rachida Dati répond : "Tout est dans le dossier, j'ai procédé à une analyse précise, tout est au dossier." Me Haeri attaque : "Il n'y a rien au dossier, rien". Rachida Dati regarde droit devant elle, vers les trois magistrats.

Rachida Dati : "Je sais que vous voulez réduire mon travail d'avocat à rien"

Me Goossen s'étonne encore de ces rendez-vous à l'Ambassade de Turquie où - selon les attestations fournies - ont été évoqués "les intérêts de Renault dans le pays" et lance : "Il ne suffisait pas d'aller sur Internet pour faire un analyse sur ça ?"   

Rachida Dati sort de ses gonds : "Je sais que vous voulez réduire mon travail d'avocat à rien, on prend le thé entre Arabes et puis voilà". Brouhaha dans la salle. L'ancienne ministre continue avec verve : "Je sais lire, je sais écrire, je suis avocate et je suis française". 

Me Goossens parle sur elle, confusion. La présidente intervient pour recadrer les débats : "Une question, une réponse s'il vous plait, il est ici question d'un procès pour corruption, pas 'essentialiser les débats, en aucun cas."

Le cas de la turquie évoqué

Me Goossens en vient à la Turquie, autre pays pour lequel Rachida Dati affirme aussi avoir mené des mission de conseil. L'ancienne ministre explique qu'elle avait notamment pour mission de faire en sorte que les positions de la France et de l'Unio européenne sur le génocide arménien "n'impacte pas" Renault et ses intérêts sur place

Rachida Dati s'agace

Me Goossens décline ses questions pays par pays et s'étonne notamment, pour ce qui concerne du travail de conseil Rachida Dati au Maroc et en Corée du Sud, que cela soit passé notamment par des rencontres avec les ambassadeurs de ces pays à Paris. "C'est eux qui vous expliquent le cadre juridique de leurs pays ? Un ambassadeur ça trouve les réponses juridiques sur Facebook non ?", dit-il.


Rachida Dati s'agace : "C'est extraordinaire, il n'y a que vous qui êtes compétent ! Les ambassadeurs sont des gens qui ont eu des parcours brillants et qui sont tout à fait capables d'expliquer des systèmes juridiques !"

rachida dati appelée à la barre

Depuis 15 minutes, Rachida Dati affronte le feu roulant des questions d'un des avocats de Renault, Philippe Goosens. Renault s'est constitué partie civile, l'entreprise s'estime lésée de 450.000 euros, la moitié des 900.000 euros versés par Renault Nissan à Rachida Dati, l'autre moitié étant payée par Nissan

l'audience est ouverte

"Comment avez-vous constitué cette fortune ?"

"Comment avez-vous constitué cette fortune ?", demande la présidente. "J'ai eu plusieurs travails en même temps avant d'être magistrate, directrice financière, auditrice, contrôleuse de gestion, c'est comme cela que j'ai constitué ma fortune".

Le patrimoine de rachida dati décortiqué

Le patrimoine de Rachida Dati est décortiqué. L'élue Les Républicains possède un appartement à Courbevoie acheté en 2007 pour 156.000 euros.

La présidente interroge à présent Rachida Dati

La présidente interroge à présent Rachida Dati sur sa situation actuelle. L'ex-garde des Sceaux indique vivre avec sa fille âgée de 18 ans dans un appartement de location. Elle cumule des revenus de maire du VIIe arrondissement de Paris, pour environ 3.600 euros, et de conseillère métropolitaine pour 968 euros. Jusqu'en mai dernier, elle percevait "environ 5.000" euros comme ministre de la Culture.

les débats reprennent

Place aux questions des avocats de Rachida Dati. Me Olivier Pardo demande à sa cliente comment elle ressent les questionnements sur son travail d'avocate. Rachida Dati se fend d'une nouvelle tirade indignée sur le fait qu'on s'en prenne à ses compétences, son passé, sa vie personnelle.

la séance est suspendue

La reprise est prévue pour 14h30

"Quel est le rapport avec le dossier ?"

Me Witt conclue avec deux questions sur les relations de Carlos Ghosn et Rachida Dati avant 2009. "Quel est le rapport avec le dossier ?", répond Rachida Dati. Me Witt : "C'est la raison même pour laquelle nous sommes ici."

Les "j'ai déjà répondu" s'enchaînent

Nouvelle question de Me Witt sur les premiers pas de Rachida Dati comme avocate : "Moi je ne vous demande pas comment vous avez eu vos diplômes, je ne vous demande pas comment vous êtes devenue avocate, ça commence à bien faire !" Les "j'ai déjà répondu" s'enchaînent désormais.

Rachida Dati n'entend plus répondre : "J'ai déjà répondu"

On revient à 2009 quand Rachida Dati fait le "choix" de ne plus être garde des Sceaux. Me Witt : "Devenir députée européenne c'était un "choix ausi ?". Rachida Dati toujours glaciale : "Je suis une femme libre, je fais ce que je veux". 

Me Witt revient à la charge : "Vous avez déclaré qu'au parlement européen vous aviez eu une vraie respiration, des relations bienveillantes. Vous avez ensuite dit à l'audience que vous étiez très peu présente au parlement européen, pourquoi ne vous êtes pas plus investi". Rachida Dati n'entend plus répondre : "J'ai déjà répondu".

Nouvelle question de Me Witt. Nouvelle esquive : "J'ai déjà répondu".

La présidente demande à Me Witt de raccourcir ses questions.

Rachida dati s'emporte : "je ne vais pas me laisser attaquer sur ma vie privée"

Au tour de l'avocate de Transparency international, Clémence Witt, qui revient sur la biographie de Rachida Dati et cite le livre sorti le 22 septembre Rachida Dati, l’anatomie d’une ascension par Marie-Dominique Lelièvre. Le livre évoque ses années étudiantes ou lors desquelles Rachida Dati a raconté la semaine dernière qu'elle avait travaillé pendant ses études. 

Le livre assure que Rachida Dati s'est inscrite trois fois en première année de médecine sans travailler et est allée toqué chez le président de l'Uibersité pour obtenir une déroagtion.

Rachida Dati s'emporte : "Depuis que je suis en politique, il y a eu une centaine de livres à charge contre moi. Je n'ai pas à me justifier sur la base de ragots, j'ai travaillé à partir de l'âge de 14 ans pour payer mes études, je ne suis jamais allée frapper à la porte d'un président d'Université. Il y a eu des articles pour dire que j'avais acheté mes diplômes, ça suffit maintenant, je ne vais pas me laisser attaquer sur ma vie privée."

Rachida Dati glaciale, à Me Witt qui vient d'évoquer un nouvel article mettait en doute ses diplômes en 2007 : "Vous n'avez pas honte ?".

la comparaison avec corinne lepage

Me Josserand-Schmidt évoque Corinne Lepage, ancienne députée européenne, et avocate spécialisée notamment dans le domaine de l'environnement, attaquée par la défense de Rachida Dati mercredi, car rapporteure de la commission environnement à l'époque. Corinne Lepage a envoyé une lettre pour expliquer qu'elle avait fait toutes les démarches nécessaires pour ne pas se retrouver en situation de conflit d'intérêt. 

"J"ai fait les mêmes", répond Rachida Dati. Et enchaîne : "Corinne Lepage avait un cabinet spécialisé dans l'environnement et elle avait plusieurs responsablités sur l'environnement au Parlement européen. Est-ce qu'elle s'est déportée ? Est-ce qu'elle n'était pas en situation de conflit ? Personne ne l'a jamais interrogée sur ça. Je sais bien elle était membre de Transparency, il faudrait que je m'inscrive aussi à ce genre de syndicat, c'est pratique on est automatiquement honnête".

La réponse cinglante de Rachida dati

Aux sujets des assistants parlementaires de Rachida Dati au Parlement européen entre 2009 et 2012, l'avocate d'Anticor s'étonne cette fois que la députée ne les ait pas informés de son travail pour Renault Nissan "alors que cela pouvait être important pour eux de savoir comment ne pas vous mettre en situation de conflit d'intérêt par rapport à votre mandat". 

Réponse cinglante de Rachida Dati : "Je sais très bien me défaire des conflits intérêts toute seule, pas besoin d'en parler à mes assistants."

Une note projetée dans la salle

C'est désormais à Claire Josserand-Schmidt, l'avocate d'Anticor, d'interroger Rachida Dati. Une note à l'attention de Carlos Ghosn de juillet 2012 est projetée dans la salle, note au sujet des débats alors en cours dans l'Unon européenne sur le déploiement des bornes de recharge électrique. 

Rachida Dati liste alors à Carlos Ghosn plusieurs possibilités pour intervenir à la Commission européenne, et met en premier la "question écrite". Me Josserand-Schmidt s'étonne : "Pourquoi nous dire depuis le début du procès que les questions écrites n'ont aucun intérêt et la conseiller en premier à Carlos Ghosn ?"

Réponse de Rachida Dati : "Je n'ai jamais dit 'sans intérêt' mais 'sans effet' juridique ou autre, c'est très différent".

Rachida Dati égraine les noms des personnes qu'elle a rencontrées

Dernière réponse de Rachida Dati aux avocats de Renault, l'accusée égraine les noms des personnes qu'elle a rencontrées au sein de Renault, au Maroc et ailleurs, et dont plusieurs n'ont pas été retenues, et qui toute atteste de missions : "Au Maroc, en Iran, en Turquie... C'est important quand même".

"pourquoi il n'y a pas un seul écrit (...) qui vienne attester de votre travail ?"

Me Haeri conclut son interrogatoire en portant une dernière fois le fer : "Ces sujets sont très techniques, on cherche ici à comprendre pourquoi il n'y a pas un seul écrit qui témoigne de vos reflexions à ce sujet, un seul échange, un seul témoignage qui vienne attester de votre travail ? C'est toute la question".

une absence d'écritures

Interrogée à présent sur l'ambition écologique de l'usine, qui là encore, avait été actée dès 2008 d'après l'avocat de Renault, et sur l'absence d'écritures à ce sujet, Rachida Dati rétorque : "Ca se saurait si c'est moi qui avait crée l'usine".

le détail des rendez-vous avec le conseiller du roi

Rachida Dati : "À l'été 2009, il y a un nouveau décret royal qui parle de créer des filières industrielles nationales, dont la filière automobile". 

L'ancienne garde des Sceaux explique que parmi ses rendez-vous il y a le conseiller du roi chargé de développer la filière automobile. Et qu'une problématique apparait entre 2009 et 2011 pour faire du centre de formation Renault un centre national, pour tous les Marocains, ce qui a fini - selon elle - par être le cas. Me Haeri ne relance pas.

un centre de formation au maroc

L'avocat de Renault interroge maintenant Rachida Dati sur le projet d'implantation d'un centre de formation au Maroc, dont elle affirme qu'elle a contribué à élargir à une clientèle plus large et à finaliser. 

Me Haeri : "Comment expliquez-vous que le centre de formation ait été acté dès 2008 dans l'accord royal signé au départ ?"

rachida dati à l'avocat de renault : "vous avez un compte à régler avec moi"

Sans crier gare Rachida Dati, s'en prend l'avocat : "Vous m'avez visée, moi et ma fille, par une série de tweets racistes et sexistes il y a trois ans, je pense que vous avez un compte à régler avec moi".

Kami Heari se défend "d'un tweet humoristique" à l'époque, sans lien avec le travail de toute l'équipe juridique de Renault qu'il incarne et regrette que Rachida Dati "cherche à personnaliser les débats".

la séance reprend

L'avocat de Renault en vient au Maroc. Me Haeri : "D'après ma compréhension, lorsque vous arrivez sur le dossier Maroc, l'accord de financement est déjà signé, votre mission est de veiller à la bonne mise en place de l'accord ?" 

Rachida Dati répond : "Il y avait un accord mais le financement n'était pas versé, c'est cela que je devais suivre".

"Qu'est-ce qui explique que ce problème n'a pas été listé dans vos missions dès le départ", attaque Me Kami Haeri.

la Réponse virulente de Rachida Dati

Me Haeri revient sur les sanctions en 2010 : "Il n'y avait pas de sanctions qui visaient à l'époque l'industrie automobile française en Iran". Réponse virulente de Rachida Dati : "Alors pour vous tout va bien dans le meilleur des mondes ! En 2003 déjà Louis Schweitzer...". L'avocat coupe : "Ah si je touchais un euro à chaque fois que vous citez Louis Schweitzer (ancien patron de Renault, ndlr)..."


La président intervient : "On va suspendre, on va arrêter ces échanges stériles. Chacun d'entre vous va retrouver son calme, et on reprendra".

Des "rendez-vous" avec les Gardiens de la Révolution ?

L'avocat évoque désormais les "rendez-vous" qu'elle a pu avoir avec les Gardiens de la Révolution. "Avez-vous vérifié que vos interlocuteurs n'étaient pas sur la liste des membres d'un mouvement terroriste", alors qu'ils étaient sous sanction des États-Unis depuis 2007 ? 

Réponse confuse de Rachida Dati. Me Haeri enchaîne : "Aviez-vous un mandat en bonne et due forme pour négocier avec les Gardiens de la Révolution ?". "Non, c'était l'ambassadeur qui faisait "intermédiaire", répond-elle.

L'Élysée contacté par rachida dati

Nouvelle question : "Avez-vous cherché à contacter Bercy ou d'autres autorités alors que les relations étaient exécrables avec l'Iran et que vous risquiez d'interférer avec d'autres négociations en cours ?".

Rachida Dati assure avoir contacté un conseiller à l'Élysée et le "patron de la DGSE".

Rachida Dati s'emporte à nouveau : "je ne suis pas la fée clochette !"

L'avocat de Renault reprend, plus technique, après avoir rappelé que le montant des invetissements s'élevait à 450 millions d'euros : "Pouvez-vous nous dire si vous avez relevé votre plafond d'assurance auprès du barreau de Paris, pour un tel enjeu financier, alors que vous vous présedntez en sauveur de dernier recours ?"

Nouvel emportement de Rachida Dati : "Ce n'est pas comme ça que ça marche, c'est un travail collectif, je ne suis pas la fée clochette ! Je ne faisais pas de fusion-acquisition, pas besoin de relever le plafond".

"une attestation de ouï dire"

La présidente cite l'interrogatoire de Patrice Pelata, ancien DG de Renault qui a quitté l'entreprise en 2011, après l'affaire des faux espions. Le cadre supérieur a produit une attestation estimant "tout à fait" que Rachida Dati a travaillé pour Renault après une conversation avec elle au Salon de l'Automobile, sans jamais avoir eu connaissance du détail de ce qu'elle a réellement fait. "C'est un peu une attestation de ouï dire", note la présidente.

Passe d'armes entre Rachida Dati et Me Haeri

Rachida Dati se fait plus précise sur le risque de spoliation par l'Iran qui existait alors et le risque de fermeture de sites de Renault par des militaires iraniens. "Je suis obligé de vous contredire", lance Me Haeri. "Il n'y avait qu'un atelier qui appartenait en propre à Renault, le reste appartenait à l'Iran, ils n'allaient pas se spolier eux-mêmes !"

Confusion dans la salle

D'après l'avocat, la seule mention au dossier est une seule sanction, de juin 2010. Or d'après Me Haeri, le texte ne contient absolument rien qui concerne le secteur automobile. "Si, vous ne savez pas comment ça marche" rétorque Rachida Dati, "si je sais", répond-il. La présidente intervient : "On ne va pas refaire toute l'histoire des sanctions"

Me Haeri attaque : "Il n'y a rien au dossier, rien"

C'est à présent Kami Haeri, deuxième avocat de Renault, qui questionne Rachida Dati. Première question de l'avocat : "Pouvez-vous nous dire quel a été l'impact précis des nouvelles sanctions contre l'Iran sur Renault ?". Rachida Dati décrit de manière générale le parquet de sanction de "juin 2010". 


Me Haeri demande qu'elle soit "plus précise" sur l"impact.

Rachida Dati répond : "Tout est dans le dossier, j'ai procédé à une analyse précise, tout est au dossier." Me Haeri attaque : "Il n'y a rien au dossier, rien". Rachida Dati regarde droit devant elle, vers les trois magistrats.

Rachida Dati : "Je sais que vous voulez réduire mon travail d'avocat à rien"

Me Goossen s'étonne encore de ces rendez-vous à l'Ambassade de Turquie où - selon les attestations fournies - ont été évoqués "les intérêts de Renault dans le pays" et lance : "Il ne suffisait pas d'aller sur Internet pour faire un analyse sur ça ?"   

Rachida Dati sort de ses gonds : "Je sais que vous voulez réduire mon travail d'avocat à rien, on prend le thé entre Arabes et puis voilà". Brouhaha dans la salle. L'ancienne ministre continue avec verve : "Je sais lire, je sais écrire, je suis avocate et je suis française". 

Me Goossens parle sur elle, confusion. La présidente intervient pour recadrer les débats : "Une question, une réponse s'il vous plait, il est ici question d'un procès pour corruption, pas 'essentialiser les débats, en aucun cas."

Le cas de la turquie évoqué

Me Goossens en vient à la Turquie, autre pays pour lequel Rachida Dati affirme aussi avoir mené des mission de conseil. L'ancienne ministre explique qu'elle avait notamment pour mission de faire en sorte que les positions de la France et de l'Unio européenne sur le génocide arménien "n'impacte pas" Renault et ses intérêts sur place

Rachida Dati s'agace

Me Goossens décline ses questions pays par pays et s'étonne notamment, pour ce qui concerne du travail de conseil Rachida Dati au Maroc et en Corée du Sud, que cela soit passé notamment par des rencontres avec les ambassadeurs de ces pays à Paris. "C'est eux qui vous expliquent le cadre juridique de leurs pays ? Un ambassadeur ça trouve les réponses juridiques sur Facebook non ?", dit-il.


Rachida Dati s'agace : "C'est extraordinaire, il n'y a que vous qui êtes compétent ! Les ambassadeurs sont des gens qui ont eu des parcours brillants et qui sont tout à fait capables d'expliquer des systèmes juridiques !"

rachida dati appelée à la barre

Depuis 15 minutes, Rachida Dati affronte le feu roulant des questions d'un des avocats de Renault, Philippe Goosens. Renault s'est constitué partie civile, l'entreprise s'estime lésée de 450.000 euros, la moitié des 900.000 euros versés par Renault Nissan à Rachida Dati, l'autre moitié étant payée par Nissan

l'audience est ouverte

Rachida Dati de nouveau à la barre

Rachida Dati devrait être de nouveau appelée à la barre ce matin, pour être interrogée par les parties civiles.

Reprise du procès de raChida dati

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré au procès de Rachida Dati, jugée pour corruption et trafic d'influence avec Carlos Ghosn dans l'affaire Renault-Nissan. L'ancien patron, réfugié au Liban, brille par son absence.

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